Stéphane Louis, l’ouverture du Moulin des Roches à Toulouse St-Orens, le succès grandissant du Moulin des Roches de Mauzac, la revue itinérante « Moulin des Roches » en résidence au Casino de Salies-du-Salat… On ne vous arrête plus !
S.L. : Je vous rassure. Tout ceci ne s’est pas fait du jour au lendemain. Le développement que nous connaissons aujourd’hui s’appuie sur plusieurs années d’expérience. J’ai toujours cru à l’engouement que le public pouvait avoir pour le cabaret quand le spectacle, et le dîner qui l’accompagne, sont de qualité. Aujourd’hui, je suis donc en mesure de proposer à Toulouse un spectacle dans la plus grande tradition du cabaret avec des attractions et plus de 15 artistes sur scène : c’est assez rare pour le souligner. En dehors de Paris c’est quasiment unique !

Depuis combien de temps dirigez-vous le Moulin des Roches à Mauzac ?
S.L. : 18 ans. Le temps passe très vite ! Je nous revois encore en 1997, avec le premier spectacle qui, déjà, avait attiré les médias locaux et nationaux comme si nous étions une bête curieuse avec notre folle idée de faire un cabaret à la campagne à 35 kilomètres de Toulouse !

Quel est le secret de cette longévité ?
S.L. : Je crois que c’est la qualité de nos prestations. Le public repart satisfait à 99 % et je peux vous dire que nous travaillons toujours sur le 1% qui manque ! J’ai envie de vous répondre aussi que la fidélité est une valeur fondamentale ici. J’ai les mêmes collaborateurs depuis le début de l’aventure.

Quels sont ces fidèles collaborateurs qui vous entourent ?
Je veux saluer ici mon metteur en scène Claude Basselerie et mon chorégraphe Rodolphe Viaud qui, de revue en revue, ont su fabriquer la marque « Moulin des Roches ». Ils savent la faire perdurer depuis 18 ans, toujours dans l’excellence en s’améliorant de saison en saison. Et puis il y a toute la partie immergée de l’iceberg : les administratifs, les couturières, les équipes de restauration qui sont dans l’aventure depuis des années.

Peut-on expliquer ce succès ?
S.L. : Une partie de l’alchimie reste mystérieuse, même pour moi. La magie opère et c’est ainsi. Mais, en plus de l’excellence que nous voulons toujours atteindre, j’attire votre attention sur le fait que nous sommes de vrais créateurs. Même si nos modèles sont identifiés, comme le Lido ou le Moulin Rouge à Paris, nous ne sommes certainement pas dans le plagiat ou la pâle copie. Nous imaginons, nous inventons, nous innovons, nous créons !

Combien de revues créées en 18 ans ?
S.L. : 5 revues totalement différentes… Ce qui fait que le public revient pour découvrir nos nouveautés. 5 revues pour Le Moulin des Roches de Mauzac et une première pour Le Moulin des Roches de Toulouse-St Orens. Nos spectacles sont des créations originales, nous fabriquons les décors, nous dessinons les costumes, nous montons les chorégraphies. Nous organisons également des castings, comme dans les cabarets du monde entier, pour recruter nos danseuses, nos danseurs et nos artistes. Certes, la moitié des artistes de la troupe sont de la région, mais je note que nous avons des artistes qui viennent de la France entière et de l’étranger. Un Russe fait partie de notre nouvelle revue cette année. Nous visionnons les plus beaux numéros visuels sur le marché et là encore, après casting, nous signons ce qui nous semble parfait pour ce show unique dans le sud de la France. Même les musiques sont des créations : pour la revue Numéro 5 qui est à l’affiche à Mauzac, les musiques sont signées par le grand compositeur toulousain Philippe Léoger.
Les médias locaux et régionaux vous suivent depuis toujours…
S.L. : Et je les en remercie. Grâce à eux, le public a toujours été au rendez-vous. Se faire connaître était essentiel. Et puis, un reportage sur un cabaret est moins anxiogène que toutes les horreurs que nous livre parfois l’actualité. Nous, nous offrons le rêve et le bonheur : de quoi faire de beaux titres, non ?

Vous avez eu aussi les honneurs de plusieurs journaux télévisés de TF1 ou France 2. Capital sur M6 vous a consacré un long reportage. Savez-vous pourquoi vous intéressez les médias nationaux ?
S.L. : Je dois avouer que j’ai été très surpris lors de ma première demande de reportage pour une chaîne nationale. Mais la France n’est pas qu’à Paris… C’est bien de faire savoir que les provinciaux ont aussi accès à des spectacles dignes de la capitale et de ses grands cabarets… Et c’est encore mieux que les journalistes parisiens en prennent conscience. Beaucoup de nos clients n’iront jamais au Lido ou au Moulin Rouge.

Vous évoquez souvent le Lido et le Moulin Rouge…
S.L. : Oui parce que, indéniablement, ils sont une référence dans le monde entier. Et je suis heureux si certains osent la comparaison avec le Moulin des Roches. Moi je ne la tente pas… ou alors secrètement… Mais ne le répétez pas !

Fort de ce succès vous « arrivez » à Toulouse …
Depuis quelque temps effectivement, mon équipe et moi-même étions prêts à passer le cap, passer à la vitesse supérieure et ouvrir une salle à Toulouse, la capitale régionale. L’opportunité d’acquérir ce lieu, totalement conçu par son créateur pour faire du cabaret de très grande qualité, nous a été donnée. Plusieurs mois d’aménagement et de travaux, plusieurs jours de casting, plusieurs semaines de répétitions, de nouvelles lumières, un son entièrement repensé, des menus particulièrement recherchés et une carte des vins adaptée. Bref, nos spectateurs seront dans les conditions optimales pour apprécier cette nouvelle revue avec, là encore, des costumes et des décors uniques créés pour la circonstance.

Quel est votre public ?
S.L. : J’ai envie de vous répondre tout le monde. Soirée en amoureux, en famille, entre amis, entre collègues de travail. De 18 à 98 ans !

Cette nouvelle revue est à l’affiche pour combien de temps ?
S.L. : Nous partons pour deux saisons, d’octobre à mai, tous les jeudis, vendredis et samedis soirs. Nous savons également répondre aux nombreuses demandes de soirées privées ou d’entreprise et nous sommes en mesure d’adapter le spectacle si besoin.

Que peut-on vous souhaiter alors ?
Que les personnes qui passeront une soirée chez nous repartent comblées : c’est mon unique objectif !